Difficultés - contradictions

Pour commencer, une difficulté rencontrée par des prêtres qui cherchent à nous aider au mieux.

Certains nous reçoivent en confession, mais au moment de l'absolution disent "Dieu te pardonne, au nom du Père, du fils et du Saint Esprit" au lieu de "Je te pardonne, au nom du Père, du fils et du Saint Esprit". Affichant alors leur obéissance à leur Evêque.

Cela qui ne doit pas être facile pour eux de faire ce choix (d'ailleurs pas forcément dit à la personne qu'ils reçoivent).

Et qui en cela plus montre cette contradiction où l'on voit certains prêtres être obligés de nous dire : Dieu vous pardonne, mais pas votre Église qui refuse de pardonner.

 

Autre exemple avec ces discours de nos clercs, souvent les évêques, qui à la fois disent que un baptisé ne peut être chrétien sans participer à l'Eucharistie.  Ou bien que les baptisés doivent nourrir notre foi par la prière et les sacrements : réconciliation, eucharistie...

- La brochure distribuée par la Pastorale de mon Évêché aux divorcés non remariés : "Comme tous les baptisés, vous avez à témoigner de la foi qui vous anime et à la nourrir par la prière et les sacrements : réconciliation, eucharistie, mais aussi confirmation et sacrement des malades".

- Une très belle lettre de mon précédent évêque, Mgr Daucourt sur l'eucharistie : " ... Peut-on se dire chrétien et choisir dans la Parole de Dieu seulement ce qui nous convient en faisant fi des paroles de Jésus comme celles-ci : "Prenez et mangez, ceci est mon corps ... Faites ceci en mémoire de moi" ou "Celui qui me mange vivra par moi" ... En conséquence, je ne vois pas comment, nous pourrions dire ou laisser dire, sans réagir, qu'on peut être chrétien sans participer à l'Eucharistie. "

Ces évêques nous disent ici que nous ne pouvons pas nous dire Chrétiens, nous rappellent que nous ne pouvons pas accéder aux sacrements... et en même temps, que nous faisons partie intégrante de l'Église. Cette contradiction met tous les catholiques en porte à faux.

 

Cette situation est aussi une contradiction avec le Droit Canon : 920 - § 1. Tout fidèle, après avoir été initié à la très sainte Eucharistie, est tenu par l'obligation de recevoir la sainte communion au moins une fois l'an.      

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Enfin, un exemple qui me parait montrer tellement fort les difficultés de cette situation pour nos prêtres et pour les fidèles (c'est un cas répandu, nous en connaissons tous).

Une femme se fait rejeter par son mari, des enfants, peu de ressources. Elle se retrouve en grandes difficultés !
Un homme veuf (ou pas) la rencontre, l'aide à vivre, à élever ses enfants.

Ils se rapprochent, s'installent ensemble. Se marient éventuellement, parfois auront des enfants ensemble.
Ils vont à l'église et apprennent la "bonne nouvelle" :

Les prêtres sont obligés de leur laisser le choix entre deux solutions :
- Ils n'ont plus droit à aucun sacrement
- ou ils se séparent, brisant leur amour, leur foyer

C'est la position officielle, ferme,  absolue du Magistère de notre Église !!!

évangélique ?